Réduire son empreinte numérique facilement

Une écologie positive aussi derrière nos écrans
quelques gestes pour réduire son empreinte numérique facilement

LECTURE

On parle souvent d’alimentation, de transport ou d’énergie quand on évoque l’écologie. Pourtant, notre vie numérique représente une part grandissante de notre empreinte environnementale : courriels, streaming, cloud, objets connectés…
Réduire son empreinte numérique, c’est adopter une attitude plus consciente vis-à-vis de la technologie. Ce n’est pas une guerre contre le progrès, mais un usage plus sobre et responsable du numérique, fidèle à l’esprit de l’écologie positive : faire mieux avec plaisir, sans frustration.

 

L’empreinte numérique, c’est quoi ?

A l’arrivée du numérique, il y a de cela quelques dizaines d’années, on se vantait que l’on allait ainsi arrêter de « gaspiller » des tonnes de papier – et donc d’arbres – pour imprimer tous les catalogues, dépliants, magazines et autres documentations, qui une fois lus, partaient à la poubelle.

Le numérique allait nous apporter une solution ne se matérialisant pas en un élément physique – et donc la virtualité allait éviter toute cette « pollution ». Par son ampleur, le numérique dépasse aujourd’hui tout ce qu’on aurait pu imaginer comme incidences notamment, dans la consommation d’énergie.

En effet, chaque action en ligne consomme de l’énergie : l’électricité qui alimente nos appareils, les serveurs des centres de données, le réseau qui transporte les informations.

Selon l’ADEME, le numérique représente environ 4 % des émissions mondiales de CO₂, et ce chiffre augmente chaque année.

Voici quelques exemples concrets :
• l’envoi d’un mail avec pièce jointe = plusieurs grammes de CO₂ ;
• le visionnage d’une vidéo HD = consommation équivalente à celle d’une ampoule allumée plusieurs heures ;
• le stockage massif de fichiers inutiles = occupation d’espace sur des serveurs énergivores.

 

Il est donc important aujourd’hui de comprendre que quelques gestes simples réalisés par des milliers, voire des millions de personnes, peuvent avoir une incidence réelle sur l’environnement.

 

1. Trier ses données : le geste le plus simple

Tout comme on fait le tri dans sa maison, on peut désencombrer son espace numérique. Qui n’a pas des centaines de mails dans ses différentes boites mail y compris les mails avec un simple « OK », des milliers de photos à commencer par les photos pratiques : certains prennent une photo de leur emplacement de parking pour ne pas avoir à faire travailler leur mémoire ! Tout ce « désordre numérique » encombre les serveurs obligés de stocker et protéger tous ces fichiers inutiles.

Alors, pourquoi ne pas prendre quelques minutes pour :

• supprimer les mails anciens ou inutiles,
• vider régulièrement le dossier “Téléchargements”… et oui, où passent les documents que l’on télécharge ?
• nettoyer les photos en doublon, parfois sauvegardées à la fois sur le smartphone et sur le cloud
• désinstaller les applications non utilisées sur votre smartphone.

Un disque dur ou un cloud allégé, c’est moins d’énergie consommée et une navigation plus fluide.

 

2. Allonger la durée de vie de ses appareils

Environ 1,5 milliards de smartphones sont vendus dans le monde chaque année, auxquels il faut ajouter les ordinateurs de bureau, les PC portables et autres objets connectés.

Pour tous ces matériels, leurs émissions de CO₂ interviennent essentiellement au moment de la production vs leur utilisation quotidienne. Et si d’après l’ADEME, un smartphone de plus de 5,5 pouces émet 31,06 kg CO₂ les constructeurs évaluent l’empreinte carbone moyenne de leurs derniers modèles entre 50 et 70 Kg CO₂.

Prolonger la durée de vie de deux ans de vos matériels numériques réduit considérablement leur impact !

Quelques réflexes faciles à mettre en place :
• entretenir régulièrement ses appareils : mieux vaux faire réparer une petite panne, plutôt que d’attendre que l’appareil soit totalement endommagé;
• faire réparer au lieu de remplacer – en profitant du bonus réparation mis en place par l’état début 2025;
• opter pour le reconditionné qui propose des produits tout aussi fonctionnels et offrent souvent une garantie à l’achat;
• revendre ou donner son matériel encore fonctionnel plutôt que de le laisser trainer dans un tiroir.

Des plateformes comme Back Market ou Fairphone participent à cette logique d’économie circulaire.

 

3. Choisir un hébergement web éco-responsable

Pour les professionnels particulièrement, mais aussi pour les particuliers, le choix d’un hébergeur vert est un geste fort. En effet, les sites Internet sont composés de fichiers stockés, sauvegardés et protégé sur des serveurs, gros consommateurs d’énergie 24h/24.

Opter pour un hébergeur ayant fait le choix durables, tel que d’alimenter ses serveurs par des énergies renouvelables, d’optimiser le refroidissement des data centers ou de compenser ses leurs émissions de CO₂ est une manière de consommer en toute connaissance de cause.

Des acteurs comme Infomaniak, PlanetHoster ou O2Switch s’inscrivent dans cette démarche. Chez Ecologie Positive, nous avons fait le choix de O2Switch dont les serveurs sont localisés du côté de Clermont Ferrand.

 

4. Streamer de manière raisonnée

Parmi les nouvelles pratiques familiales, on retrouve toutes les nouvelles façons de regarder une série ou écouter de la musique : en ligne; ce qui vous l’aurez compris, consomme pas mal d’énergie.

Pour continuer à se faire plaisir tout en limitant son impact, quelques alternatives simples :

• télécharger ses contenus pour un visionnage hors ligne,
• privilégier l’audio à la vidéo quand ce n’est pas nécessaire,
• limiter la haute définition sur les petits écrans.

Ces petits ajustements réduisent significativement l’empreinte numérique quotidienne.

5. Adopter les bons outils

De nombreux services en ligne s’engagent dans la sobriété numérique :
• Ecosia : moteur de recherche qui plante des arbres,
• Framasoft : alternatives libres et responsables,
• WeTransfer Green, Cleanfox, ou Carbonalyser : outils pour mesurer ou réduire son impact.

Réduire son empreinte numérique, c’est adopter une écologie positive connectée, consciente de ses gestes, sans renoncer au confort du numérique.
Chaque clic compte, surtout s’il est réfléchi.

 

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